RAPPORT J. LACHISE

EXAMEN MONITEUR

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Rapport de stage

Examen Moniteur Canyon

du lundi 20 septembre au vendredi 24 septembre 1999

à ANTIBES - ALPES MARITIMES

Réalisé par : Jacques LACHISE

Encadré par : Jean Louis GUILLEMAN

Hervé PERRIN

Alexis CACCIARDI

Responsable de stage : Hervé PERRIN

SOMMAIRE

Lundi 20 septembre 1999

Ateliers techniques à La COLLE

Mardi 21 septembre 1999

Préparation et comportement du moniteur en encadrement

Reconnaissance du canyon BES-COURMES

Petit aperçu géographique et géologique du LOUP et BES-COURMES

Mercredi 22 septembre 1999 - La CAGNE

Jeudi 23 septembre 1999

BES-COURMES - Gorge de LOUP

Vendredi 24 septembre 1999

Dernière partie technique au CREPS

Classement mnémotechnique des fiches du manuel technique de descente de canyon

Quelques comparatifs sur les techniques de descente de canyon

Canyon et sécurité

Composition de la trousse à pharmacie d’après le docteur GAUMIER

Découverte de la météorologie par H. PERRIN

Quelques mots sur la géologie

Bibliographie

Après la spéléo (stage perf. 1998), me voici embarqué dans un stage canyon, et de plus, le " monitorat ". Allez savoir pourquoi ?.

L’envie d’en savoir plus, c’est évident, mais sans doute également le plaisir toujours croissant de communiquer une passion qui marie la roche et l’eau, transmettre une expérience avec un savoir faire fondé sur de bonnes références

Lundi 20 septembre 1999

Ouverture du stage, présentation de l’encadrement, Jean louis et Hervé (Alexis sera avec nous pendant la journée pédagogie), et des stagiaires.

L’examen démarre à 11 h, direction

La falaise de : pour les ateliers techniques

1er constat : sur le chemin, les pluies diluviennes ont fait gonfler Le Loup (qui est déchaîné), ce qui compromet les exercices d’eaux vives pour mardi ou mercredi.

Encadrement : Jean louis et Hervé

Stagiaires : Tous

Techniques examinées :

Techniques d’équipier :

E08 - E11 - Descente en rappel sur Vertaco, avec clé de blocage
E09 - Descente sur corde simple avec passage de fractionnement

Techniques de leader :

L25 - Remontée avec bloqueur mécanique sur corde simple
- croll, torse + poignée ou - basic + poignée

Remontée mécanique sur corde double : basic + poignée + shunt

L22 - Installation et passage de déviation
L26 - Remontée de fortune sur corde simple
- valdôtain + 8 italien ou - valdôtain + noeud de coeur Conseil : prendre 2 mousquetons identiques sans virole

L28 - Conversion rapide sur 8 italien
L21 - Installation et franchissement de fractionnement
L29 - Passage de noeud à la descente
L24 - Installation d’une tyrolienne rappelable
L10 - Auto dégagement d’urgence
L08 - La moulinette sur 8 en butée ou sur ½ cabestan
L12 - Débrayable du haut sur 1 brin avec 8 en butée ou ½ cabestan
L16 - Les auto-bloquant, valdôtain, noeud de coeur, noeud sur mousqueton, 8 italien, ½ cabestan et cabestan
Déséquipement des ateliers à la remontée

Techniques de secours et d’auto secours :

S01 - Coupé de corde par intervention indirecte (d’en haut).
Exercice réalisé avec fusible de corde

Rem. : le shunt est plus rapide que le valdôtain. Se longer long à l’amarrage.

S02 - Coupé de corde par intervention directe (sur équipier longé)
S’approcher le plus haut possible de l’équipier avec la corde de secours pour accrocher le grande longe au pontet et la garder tendue. Conseil : utiliser un mousqueton simple symétrique pour le freinage supplémentaire.

S04 - Démonstration de la théoulienne
S05 - Décrochage d’un équipier situé à 3 m de haut avec balancier sur grande longe, départ d’en bas.

Mardi 21 septembre 1999

Etaient prévues, les eaux vives dans Le Loup. Mais Le Loup étant toujours " en furie " (montée des eaux causées par les intempéries du week-end précédent), l’examen en eau vive est reporté à jeudi.

Préparation et comportement du moniteur en encadrement

1er contact ; nombre de stagiaires, d’équipiers, ou d’élèves (nom, coordonnés, âge) : 4 à 8 en fonction de la difficulté du canyon. Présentation de la journée. Type de canyon.
S’assurer à l’avance de la couverture assurance des stagiaires et des membres du club, sinon faire le nécessaire auprès de la fédération.
Canyon : Date :
Equipiers :
Nom
Prénom
Age

1
à
8
1 Adresse : Tel :
à Tel :
8 Adresse : Tel :

Transport, directions, parking, sécurité véhicules
Présence d’un aide fortement conseillé
Répartition du matériel
Comment porter le matériel, explications
Marche d’approche, évolution sur les sentiers d’accès et de sortie
Relations avec les autres usagers et riverains, RESPECT DE LA REGLEMENTATION
Apprentissage du descendeur en 8, les longes.
Enseigner des techniques simples, ne pas noyer les élèves par trop d’informations
Corriger les mauvaises techniques en cascade
puis éventuellement :

Assistance à personne blessée
Prévenir les secours
Consignes avant d’entrer dans le canyon
Savoir se déplacer dans un canyon, 3 bonnes raisons pour ne pas marcher dans l’eau ;

1 - Protection du milieu et de son écosystème

2 - Sécurité, limiter les glissades causes d’accidents

3 - Fatigue, sur un long parcours, gérer les dépenses énergétiques

Descente : 1 moniteur, 1 aide, voire un animateur
Faire participer les équipiers dans l’équipement ou le déséquipement des cascades

Face à une attitude jugée dangereuse de la part d’un tiers, INTERVENIR de façon DIPLOMATIQUE, éviter le " Ouais, je témoignerai contre toi "
Attitude rassurante dans la formulation des CONSIGNES

Reconnaissance du canyon :

pour la préparation à la journée d’encadrement du jeudi 23 septembre

Encadrement : Hervé + Jean Louis pour la C65

Stagiaires : Je suis en binôme avec Jérôme.

Je commence le T8, suivi de la C7, puis nous équipons à tour de rôle,

Techniques examinées :

Desc.
Fiche

manuel
TECHNIQUES EXAMINEES

T8
L11
Main courante rappelable RG avec corde 18 m en auto moulinette jusqu’à la C7
C7
L12

L14

L15
Rappel débrayable RG avec 8 en butée
Conseil : Arrivée à l’amarrage, mettre le mousqueton primaire avant de se longer dessus

Débrayage du 1er équipier

Descente du dernier équipier

C13
L12

L15
Rappel débrayable sur 8 en butée
ATTENTION :

à la position du moniteur pour les équipiers
le dernier à descendre (en général, le moniteur) doit installer son 8 sur la corde de descente, avant de balancer le kit boule en bas de la cascade. Carton rouge : sinon il y a risque de se tromper de brin et de descendre en chute libre sur la corde de rappel.

C3
Sans intérêt, on fait le tour RD
C7
TE03

L18
Rappel débrayable sur 2 brins indépendants réglés au raz de l’eau.
Débrayage d’équipier jusqu’en bas.

Rappel guidé avec l’amarrage de la C12

C12
L11

L09

L12

L20

TS01
Petite main courante rappelable en auto moulinette
Attention : Prendre le brin du fond du kit pour démarrer la main courante.

Rappel débrayable sur 8 en butée

Débrayage sur toute la descente pour gérer le frottements

Pour le dernier, déviation largable sur amarrage naturel

C12
L09

L11

L12
Avec brin de fond du kit, main courante rappelable RD en auto moulinette suivie d’un débrayable sur 8 en butée

T8
TE04
Rappel décalé sur shunt
C65
L20

L23

L15
Un 1er rappel de 15 m avec débrayage cm par cm sur les 2 brins pendant la descente de chaque équipier.
Franchissement du relais en milieu de cascade avec la pédale pour faciliter le délongeage.

Descente de la C65 sur 1 brin en Vertaco

Rappelons les 4 règles importantes pour l’installation et le franchissement d’un relais en milieu de cascade :
- Avant de descendre, nouer ensemble les 2 extrémités de corde.

- Avant de descendre, placer une longe sur 1 des 2 brins.

- Au relais, attacher les 2 brins de descente à l’amarrage

- Avant de rappeler la corde, laisser attacher 1 des 2 brins à l’amarrage.

Penser au débrayage des 2 brins si les frottements sont importants.

C10
TS08

L11
Pause d’amarrages scellés RG
Main courante RD avec rappel débrayable sur 8 en butée

Attention : la main courante doit être facilement accessible pour les équipiers

T10
TE03
Rappel débrayable sur 2 brins indépendants.

Petit aperçu géographique et géologique de :


1ère remarque ; l’inclinaison des strates. Si l’on se met face à la paroie rocheuse située rive droite du Loup, on peut facilement voir que nous sommes en présence d’un contre pendage (la pente du Loup est opposée à celle des strates).Ce qui signifie qu’il est fort probable que le Loup existait déjà lorsque les couches se sont élevées. Le Loup a continué de creuser son lit pendant l’avancée et la montée progressive de la couche terrestre.
Nous avons des strates de différentes épaisseurs, allant de 50 cm à environ 60 m. Ces épaisseurs, correspondent de façon symétrique par rapport au Loup aux successions de cascades rencontrées dans Bès Courmes.
Ces épaisseurs montrent les différentes couches sédimentaires de l’époque jurassique supérieur avec les changement de climat de l’époque.

A environ 100 m au dessus du Loup, on remarque un canal, plaqué contre la paroie. Ce canal, qui a occasionné la percée de multitude de tunnels dans laise, sert à alimenter en eau potable la ville de GRASSE.
Pour les randonneurs, un chemin longe le canal, construit à la même époque, et initialement destiné à l’entretien de l’ouvrage est aujourd’hui un GR.

Mercredi 22 septembre 1999

Canyon :

Journée pluvieuse, malgré une météo prometteuse. D’où l’hésitation de Hervé et Jean Louis sur le choix du canyon. Le canyon initialement prévu était le vallon de l’Imberguet ou celui de la Peïra

Levé 6 h, départ du CREPS 6 h 30. Nous serons dans le canyon à 8 h 30.

Caractéristiques du canyon :

Contrairement à début juillet, le canyon coule. C’est un très beau canyon pédagogique avec un débit suffisant pour s’amuser. Les cascades sont très bien équipées, et on y trouve de nombreuses échappatoires.

Le point négatif ; par endroit, le canyon longe la route, il devient alors une poubelle.

Encadrement : Jean louis et Hervé

Stagiaires : répartis en 3 groupes

- Pierrick, Guy et Patrick avec Hervé

- Nicolas et Christophe avec Jean Louis

- Jérôme et moi également avec Jean Louis

Techniques examinées et remarques :

Techniques de leader :

L09 - L11 - Plusieurs mains courantes rappelables sur amarrages scellés, puis sur amarrage naturel, en auto moulinette avec brin du fond du kit
L12 - L14 - L15 - Rappel débrayable sur 8 en butée (le plus classique) avec débrayage du 1er équipier.

L18 - L20 - L21 - L23 - Sur la même cascade, main courante rappelable, équipement de grande cascade, fractionnement, relais en milieu de cascade avec rappel guidé sur le même relais.
Remarque : pour les rappels guidés, la descente du 1er se fait selon L12. La corde de descente reste toujours la corde de descente
Quand le leader est en bas, le moniteur envoie la corde guide, enlève le 8 de la corde de descente et fait le noeud de butée pour le guidé.
Le leader doit toujours être prêt à débrayer le guidé, et à retenir la corde de descente pour éviter le retour de l’équipier dans la cascade.

L13 - Rappel débrayable du haut sur 1 brin associé à 2 brins formés par noeud de chaise.

L19 - Gestion des frottements

Techniques de moniteur et de secours :

TE08 - Main courante rappelable avec 6 points intermédiaires

TS01 - Déviation largable sur amarrage naturel.

Jeudi 23 septembre 1999

Journée d’encadrement : canyons



Caractéristiques des canyons :

Bès COURMES :

Canyon pédagogique peu aquatique, qui permet d’utiliser toutes les techniques du canyonning, de la petite cascade jusqu'à la grande verticale de 65 m avec suffisamment de débit. Chaque cascade est équipée sur les 2 rives.

Le LOUP :

Canyon très ludique, aquatique. Aucune technique de corde est nécessaire lorsque le débit est faible, plusieurs sauts et toboggans dans les bassins et biefs. Attention aux pièges ; placages, siphons. Le Loup devient très impressionnant en crue.

Les 2 canyons bourrés d’échappatoires, apportent un ensemble complet pour faire découvrir et apprécier l’activité canyon tout en sensibilisant les initiés sur les dangers du canyonning.

Encadrement : Jean louis, Hervé, et Alexis

Stagiaires : toujours répartis en 3 groupes : Cadres

- Pierrick, Guy et Patrick avec Alexis

- Nicolas et Christphe avec Jean Louis

- Jérôme et moi et nos 4 invités : Laurent, 2 Sébastien, Tony avec Hervé

Départ du CREPS à 9 h après avoir fait connaissance avec nos invités et distribué le matériel (baudrier, 2 longes, mousqueton, 8, casque). Nos invités, certains gendarmes, d’autres plongeurs, avaient déjà leur combinaison

Arrivée au parking, petit casse-croûte, préparation des bidons, et répartition des kits

Arrivée à mi-hauteur du chemin, face à la falaise, petit cours de géologie. (voir page 8 et 24 " en savoir un peu plus sur la géologie ")

20 m avant d’engager le canyon, mise en place de l’atelier d’initiation aux techniques de descente.

Avec 4 cordes (4 invités) installées rapidement sous des arbres. Durée de l’atelier ~ 15 min.

Techniques utilisées et examinées :

Desc.
Fiche

manuel
TECHNIQUES UTILISEES
T8
L11

L09
Main courante rappelable RG avec brin du fond du kit. Départ en auto moulinette jusqu’à la C7
Conseil à nos invités sur la position des longes sur la main courante :

Longe courte sur les 2 cordes

Longe longue sur 1 corde

La petite longe utilise la tension des 2 cordes réunies et évite de descendre trop bas par rapport à la main courante ou la paroi

La grande longe assure la sécurité en extrémité de corde si un amarrage lâche. (Bien qu’ici, ils soient irréprochables)

C7
L12

L14 L15
Rappel débrayable (sur la même corde que la MC) RG avec 8 en butée.
Nous commençons à faire participer les invités à l’auto assurage d’en bas.

C13
L11

L09

L12
Petite main courante RD puis rappel débrayable sur 8 en butée
C3
Sans intérêt, on fait le tour RD
C7
L18
Rappel guidé RG pour atterrir RD
Bien que le débit n’est pas très élevé, nos invités apprécient la technique

Les questions arrivent ; comment équiper ?

C12
TE08
Petite main courante RD rappelable avec amarrage intermédiaire pour contourner le rocher.
Puis 8 en butée

Débrayage en descendant pour la gestion des frottements

C12
L11

L12

L09
Avec brin de fond du kit, main courante rappelable RG en auto moulinette suivie d’un débrayable sur 8 en butée
Il aurait été intéressant d’installer un guidé sur 20 m, mais les amarrages ne sont pas adaptés.

T8

C8
L12

L11
Main courante au sol RG puis 8 en butée
C65
Ne sera pas descendue en rappel
C10
L12
Nos invités l’équipent RG, ils apprennent à tour de rôle le 8 en butée.
Départ en rappel rapide, puis lâché de corde et toboggan sur 5 m

T10
TE03
Débrayage sur 2 brins indépendants (sur 8)

E03 - Découverte avec nos invités des mouvements d’eau de la rivière E03
- la veine d’eau

- le contre courant

- le rappel

- le drossage

E04 - Nager dans une veine d’eau
E06 - Amarré à une corde, descendre les toboggans et se laisser entraîner quelques secondes dans les marmites tourbillonnantes et émulsionnées.
Puis sans nos invités, nous ferons les exercices d’eau vive

E04 - Traverser un courant et s’arrêter dans un contre courant
E05 - Sauter de 6 m dans un bassin
E03 - Passer une zone émulsionnée, donc non porteuse, sans corde
puis encordé, passer un drossage après une descente de toboggan émulsionné
S11 - Secourir un équipier en eau vive, sans corde, puis avec corde.

Bilan de la journée :

Journée très agréable. Nos gaillards, bien que bons sportifs, n’étaient pas très à l’aise dans la première main courante, nous avons eu quelques glissades. Dès la première cascade, ils se sont auto assurés et se sont très vite mis en confiance.

Déception pour certains de ne pas avoir fait la C65, car la hauteur ne les impressionnait pas.

Points positifs :

la sécurité des invités en permanence assurée
bonne mise en condition avec l’atelier d’initiation aux techniques de descente. Plusieurs cordes installées rapidement sous des arbres à l’ombre de la falaise.
Points négatifs :

positionnement des cordes et du moniteur aux relais, on ne pense pas assez au confort des équipiers avant celui du moniteur.
animation ; nous ne faisons jamais suffisamment participer les équipiers aux mouvements de cordes, explications sur l’équipement, enkiter les cordes (sans les saouler par trop d’explications). Combler les vides d’action..

Vendredi 24 septembre 1999

Examen des dernières techniques sur le mur du CREPS

Encadrement : Jean louis, Hervé

Stagiaires : tous, indépendants (pas de binôme), + Marc Lanson

Techniques examinées :

Techniques de leader, de secours et spéciales

L26 - Installer une tyrolienne rappelable

S05 - Balancier sur grande longe

S07 - Traction par balancier

S08 - Traction par mouflage

S10 - Déplacer un blessé sur guide ou tyrolienne

TE06 - Remontée sur guide ou tyrolienne

TS06 - Rappeler des cordes trop courtes

Dernier repas entre stagiaires et instructeurs à la guinguette

14 h : Debriefing et résultats des épreuves. Nous serons tous reçus à l’examen

CLASSEMENT MNEMOTECHNIQUE des fiches du MANUEL TECHNIQUE DE DESCENTE DE CANYON

TECHNIQUES
Repère manuel


Amarrages : Connaître et savoir utiliser tous les types d’amarrage L06

Amarrages : Pose des amarrages L07

Amarrages : Pose des amarrages scellés TS08

Ancre : Installer une ancre flottante TS02

Assurance : Méthode d’assurance (d’en haut avec corde de secours ou boucle, d’en bas) E12

Assurance : Méthode d’assurance, d’en haut, en boucle TE05

Auto assurance à la descente L17

Auto dégagement d’urgence L10


Balancier : sur grande longe S05

Balancier : traction par balancier S07


Cacolet italien S09

Clef d’arrêt E11

Conversion : passer rapidement de la position monter à la position descente L28

Cordes : Quelle type de corde en canyon et pourquoi L04

Coupé de corde d’en bas S03

Coupé de corde d’en haut S01

Coupé de corde sur l’équipier longé S02


Débrayable : sur 2 brins indépendants TE03

Débrayable : équipement débrayable du haut sur 1 brin L12

Débrayable : équipement débrayable du haut sur 2 brins L13

Débrayable : Rappel débrayable du bas en boucle TS04

Déplacer un blessé sur guide ou sur tyrolienne S10

Déplacer une victime S06

Descendre : Savoir descendre une verticale E10

Descendeur : Freinage sur descendeur : différents montages E08

Descendeur : Mise en place du descendeur avant départ, et départ : savoir se délonger E09

Descendre sans descendeur : ½ cabestan simple ou double sur mousqueton L27

Descente : en auto moulinette L09

Descente : en moulinette L08

Descente : La descente du dernier : règles de sécurité L15

Descente : La descente du premier : règles de sécurité L14

Déviation largable TS01

Déviation simple : avec anneau de cordelette en place L22


Echappatoire : Sécurité d’un groupe dans un échappatoire exposé TE09

Encadrement d’un groupe TE01

Equipement : Connaître et utiliser l’équipement personnel du canyonneur E01

Fractionnement L21

Frottements : Equipement grande cascade avec frottements : déplacer les 2 brins L20

Frottements : Savoir protéger un frottement L19


Kit : Comment ensacher une corde dans un kit (mini kit ou kit boule) L05

Kit : Comment porter le kit (ou ne pas porter) dans les descentes de cascade E07

Kit : Ensacher la corde en double TE02

Kit : Le sac lesté TS07


Main courante : Poser une main courante rappelable avec points intermédiaires :
1- assuré 2- auto assuré (avec corde de sécu ou corde de progression)
TE08

Main courante : Poser une main courante rappelable sans point intermédiaire :
1- assuré 2- auto assuré (avec corde de sécu ou corde de progression)
L11

Marcher : Savoir marcher dans un canyon : 1 seule règle pour 3 raisons ! E02

Matériel : Connaître et utiliser le matériel de progression et de sécurité L03

Mouflage : Traction par mouflage S08

Mouvements : Connaître les mouvements d’eau E03

Mouvements : Utiliser les mouvements d’eau en progression aquatique E04


Noeud : Passer un noeud à la descente : avec bloqueur ou avec Valdôtain L29

Noeud : Passer un noeud dans un débrayable TS03

Noeuds autobloquants (valdôtain, noeud tressé, machard sur mousqueton) L16

Noeuds utilisés en canyon (d’amarrage, de jonction, débrayable) L01


Rappel guidé débrayable d’en haut TS05

Rappel guidé : sur amarrage naturel ou sur équipier(s) L18

Rappel : Savoir rappeler une corde E13

Rappeler des cordes trop courtes TS06

Relais différé et déviation humaine TE04

Relais : Savoir gérer un relais en milieu de cascade : 3 règles de sécurité L23

Remontée de fortune L26

Remontée sur guide ou tyrolienne TE06

Remonter avec des bloqueurs mécaniques sur 1 brin ou 2 brins L25


Sauts (technique et précautions de sécurité) E05

Secours d’un équipier en eau vive S11

Signes et signaux E0


Théoulienne S04

Toboggans (technique et précautions de sécurité) E06

Tyrolienne oblique en rivière : traversée d’un groupe, règles de sécurité TE07

Tyrolienne rappelable L24

TECHNIQUES DE DESCENTE DE CANYON

La descente à l’aide du 8 : 5 méthodes

Quelques exemples livrés à l’appréciation de chacun

Corde en double
Corde en simple

Rapide
Verticale arrosée avec frottements et relais intermédiaire
Rappel guidé peu incliné
Auto moulinette

Normal
Pour le 1er de descente lors de recherche du relais intermédiaire en grande verticale.
Verticale avec frottements, non arrosée
Auto assuré sur main courante descendante avec points intermédiaires

Personne expérimentée, descente arrosée arrivant dans vasque profonde

Vertaco
la plus " sécurit " !

la plus couramment utilisée en descente sur corde simple

Doit être utilisée en initiation

Le facteur de chute en main courante

Les mains courantes

Sans amarrage intermédiaire
Avec amarrage intermédiaire


Assuré par équipier
Auto assuré
Assuré par équipier
Auto assuré


Passer la corde dans l’amarrage de départ
Sortir du kit, 2 fois la longueur de la main courante
Sortir du kit, la longueur de la main courante


Le leader attache l’extrémité à son baudrier
Passer la longueur de la main courante dans l’amarrage de départ


L’équipier longé à l’amarrage de départ a gardé le kit de corde et assure le leader avec son descendeur
Il s’équipe ensuite en auto moulinette, en portant son kit sur le côté
Le leader attache le brin sortant du kit à son baudrier et porte le kit sur le côté
Attacher le brin de corde sortant du kit à l’amarrage




L’équipier, longé à l’amarrage assure le leader au 8, sur la corde venant du baudrier
Le leader progresse avec son 8 sur le brin sortant du kit. Il porte son kit sur le côté


A chaque amarrage intermédiaire, le leader pose un mousqueton primaire, (peut s’y longer), y passe la corde venant de son baudrier (brin de rappel), et passe le brin de corde libre dans l’amarrage


Arrivé au relais, le leader se longe sur le mousqueton primaire


L’équipier libère son descendeur et fait un noeud de butée à l’amarrage
L’équipier libère son descendeur et fait un noeud de butée à l’amarrage, côté corde de rappel


Le leader tend la corde et l’accroche à l’amarrage
Le leader fixe ensuite les 2 brins à l’amarrage après les avoir tendu


L’équipier peut alors rejoindre le leader qui récupère le 2ème brin, le tend et l’accroche à l’amarrage
L’équipier peut rejoindre le leader
L’équipier rejoint le leader en récupérant les mousquetons à chaque amarrage

CANYON ET SECURITE

Causes de l’évolution technique :

Accidentologie.
Besoin d’efficacité et de rapidité

Besoin d’améliorer le confort

= SECURITE

Prévention : causes et remèdes

Accidentologie : causes Consigne ou règle Solution technique
Emmêlage dans la corde dans la zone à remous en bas de cascade plus de cordes qui traînent dans l’eau bout de corde de descente à 1 m de l’eau
Blocage sur corde dans la cascade
1 - vrillage des 2 brins par la cascade descente sur 1 brin descente sur 1 seul brin du 1er au dernier qui lance le brin de rappel * juste avant de descendre
2 - noeud dû au lancer de corde ensacher la corde dans un mini kit s’emboîtant dans le sac canyon le dernier lance le mini kit corde pour engager le brin de rappel
3 - longe de kit emmêlé sur le brin de descente oublier ses habitudes de spéléo, pas de kit longé à soi kit accroché à la ceinture, (si léger) sur le dos
4 - tête d’alouette pas de corde qui passe dessous le descendeur (respecter le sens de passage) accrocher le descendeur par le gros trou
Lâcher de rappel assurance ou auto assurance d’en haut, d’en bas, autobloquant, freinage supplémentaire
trop de débit : + de 50 l / sec. Eviter la cascade déviation, rappel guidé
rupture de corde pas de frottement au même endroit déplacer amarrage (et ou) corde(s) débrayables

* En progression aquatique, il faut distinguer le brin de descente et le brin de rappel (qui ne sert qu’à rappeler la corde)

Interventions de secours et d’auto secours :

si certaines règles ci-dessus non respectées

Causes Consigne Solution technique
Emmêlage en bas de cascade auto secours couteau
Blocage sur corde intervention d’en haut
intervention d’en haut sur équipier

intervention d’en bas sur équipier

auto secours
corde secours + coupé de corde
corde secours + coupé de corde

corde secours + coupé de corde

passer du 8 bloqué au ½ cab.

Sécurité, efficacité, rapidité, confort : quelques principes

Combinaison néoprène 5 mm 2 pièces (flottabilité, protection thermique), chaussette néoprène, casque kayak
La combi spéléo par-dessus est déconseillée : pas d’aisance aquatique, limite les mouvements, fatigue
Corde ensachée en minikit : on ne sort du kit que la longueur de corde nécessaire
Les bouts de corde sont toujours au ras de l’eau ou au ras des cailloux : pas de manip de descendeur en bas
Sur soi le minimum de matériel : 1 descendeur, 3 mouskifs vis forme poire, 2 mouskifs, shunt ou valdo
Le reste accroché au dessus de sac que l’on garde toujours sur soi sauf sauts et passages très aquatiques
La sécurité : c’est un état d’esprit. Elle repose sur les Canyonneurs. Il y a deux types de canyonneurs dangereux. Il y a les débutants, lorsqu’ils sont inconscients ; il y a aussi certains " vieux routards " du canyon, qui banalisent le danger sans parvenir à changer leurs mauvaises habitudes. Dans les deux cas, le danger commence lorsque l’assureur ou le canyonneur pense davantage à lui-même qu’à ses compagnons. En canyon, il y a souvent quelqu’un sur une corde, et ils ont tous deux (le canyonneur et la corde) besoin de la plus grande attention.

En Canyon, c’est comme en altitude, il est difficile de dresser un programme très précis (liste de canyons sur plusieurs jours, horaires à respecter, etc ...), et d’imaginer qu’on va le respecter à la lettre. On descendra si le temps, la forme, l’équipement, .... le permettent. Dès qu’on s’aventure en canyon, ne pas avoir le respect pour la nature revient à se mettre en danger. Et lorsque les conditions sont médiocres, il y a toujours des solutions.

Par exemple, trouver les échappatoires, faire demi-tour, faire un canyon sec, ou faire une partie d’échec à la maison........

Quelques mots sur l'assistance à personne blessée

Personne n’étant à l’abri d’un problème lors d’une descente de canyon, rappelons quelques règles de base :

sortir immédiatement le blessé de l’eau
ne jamais lui enlever la Néoprène, juste lui ouvrir la partie thoracique
le couvrir avec la couverture de survie
envoyer 2 personnes chercher les secours rappel, en Europe, secours = 112

4 types de blessé grave (qui ne peut être transporté), liés aux 3 fonctions vitales de l’organisme ;

la fonction nerveuse
la fonction respiratoire
la fonction circulatoire
d’où l’importance de reconnaître ces 4 situations, et d’agir en conséquence ; la victime :

est consciente -> couvrir, surveiller, réconforter
est inconsciente mais respire -> PLS, surveiller, réchauffer
est inconsciente, ne respire plus, mais son coeur bat -> ventilation artificielle
est inconsciente, ne respire plus, son coeur ne bat plus -> massage cardiaque + ventil. artificielle

Composition de la trousse à pharmacie en Canyon

D’après le Docteur GAUMIER, Commission Médicale de la FFS.

Compresses stériles 20 x 20 (10)
Bétadine cutanée (puissant antiseptique cutané - si on n’abuse pas trop souvent de la recette, 4 gouttes
dans un 1 litre d’eau la désinfecte bien en 1/4 d’heure)
Bande auto adhésive sur elle-même type COHEBAN 10 cm de large (permet de faire un bandage avec une bonne tension ; ne pas serrer trop fort car elle en se détend pas ensuite)
Urgostraping 10 m x 4 cm ou Elastoplaste 10 m x 6 cm
Bande de pansement auto adhésif pour doigt 1 rouleau (labo SANO & Pharm) ou attelle Sam Splint de chez Immoflex
Antalgiques : PARALYOC 500 mg (1 à 6 / j en cas de douleur) TOPALGIC 50 mg (2 à 8 / j en cas de très fortes douleurs : laxation - fracture)
Arestal (diarrhées)
Spasfon Lyoc (douleurs abdominales)
Soludécadron (2 ampoules IM si inconscient - ou sur sucre en cas d’épuisement ; pourra sortir seul du canyon)
Coramine glucose (pastille à sucer)
Gants à usage unique (éventuellement stériles)


La Météorologie

Suite à une très belle introduction à la météorologie par H. PERRIN, voici, pour en savoir plus :

Le temps :

Le temps présente de nombreux aspects. Celui qui observe les conditions météorologiques peut constater à quelle vitesse parfois, notre ciel peut changer d’aspect.

A l’origine, la vapeur d’eau est fournie par les surfaces aquatiques, les glaciers et les neiges en fusion ainsi que les végétaux. Toutes ces origines sont le siège d’une évaporation, puis d’une condensation.

Les éléments météorologiques, c’est à dire :

la pression atmosphérique,
la température,
l’humidité,
la densité de l’air,
les vents,
sont essentiels pour l’observation et la prévision du temps.

La pression atmosphérique :

L’évolution de la pression atmosphérique est d’abord quotidienne ; en plaine, elle tend à augmenter le matin et la nuit puis baisser l’après-midi par réchauffement diurne, inversement en montagne. Puis saisonnière ; élévation en été et basse pression en hiver.

La température :

C’est un des éléments auxquels l’être est le plus sensible au quotidien (il fait chaud, il fait froid !), il est bien connu que nous avons un minimum juste avant le lever du soleil et un maximum quand le soleil est au zénith. L’air chaud monte, et se refroidit en altitude (à raison de 1°C par 100 m).

Température de l’air à 10 km d’altitude = - 55°C

L’ humidité :

Chacun peut observer la présence de l’humidité en regardant les prés humides de rosée le matin, ou la buée sur les vitres quand l’intérieur est chauffé alors que l’extérieur est froid. L’air est chargé d’humidité de façon variable, sous forme gazeuse. Cette quantité de vapeur d’eau a une limite supérieur selon la température. Plus l’air est chaud, et plus il peut contenir d’eau sous forme de vapeur.

Humidité de saturation :

ex : si à 30°C nous avons 20 g d’eau/m3, notre taux d’humidité = 66 %

si la température redescend à 10 °C, la saturation tombe à 9.4 g/m3 soit 10.6 g d’excès qui se précipiteront sous forme liquide.

Lorsque l’air est à 100% d’humidité, tout nouvel apport de vapeur d’eau entraîne la condensation et la formation de nuages

La densité :

L’air a une densité, car elle " porte " les objets volants.

Selon les lois physiques, la densité de l’air diminue avec l’altitude, et les gaz qui constituent l’air ont des densités différentes. La proportion d’hélium et de vapeur d’eau augmentent, tandis que l’azote et l’oxygène se raréfient en altitude. La densité de l’air, dépendante de la pression et de la température, joue un grand rôle, notamment pour les vents.

au niveau de la mer, la densité de l’atmosphère = 1.29 g par litre à 0 °C

Les vents :

La force des vents est liée aux différences de pression (gradient) atmosphérique et à la distance qui les sépare. Les vents soufflent d’une zone de haute pression à une zone de basse pression. Plus le gradient est important, plus le vent soufflent fort, de même, plus la distance entre 2 zones à pressions différentes est petite, plus le vent souffle fort.

Des tourbillons se forment du fait du réchauffement des couches d’air proches du sol, mais aussi lorsque les vents rencontrent des obstacles, tels que les arbres, maisons, petits ou grands reliefs.

Les turbulences verticales sont aussi puissantes, voire plus, que les vents horizontaux qui les ont créées.

La pluie :

L’air contient de la vapeur d’eau, qui se condense quand elle se refroidit. L’air contient une certaine quantité d’eau en fonction de la température

ex : 1 m3 d’air contient 17.3 g d’eau à 20 °C

1 m3 d’air contient 4.8 g d’eau à 0 °C

Quand elle se condense, l’eau devient gouttelettes, qui, lorsqu’elles sont suffisamment grosses, tombent sous forme de précipitations.

Type de pluie

Diamètre des gouttes

Vitesse de chute


Humidité du brouillard 0.006 à 0.06 mm 0.1 à 20 cm/s
Bruine 0.06 à 0.6 mm 0.2 à 1 m/s
Ondée 1 à 3 mm 1.5 à 4 m/s
Averse 4 à 6 mm 5 à 8 m/s

Les orages :

Les orages sont déclenchés par de rapides montées d’air chaud humide à haute altitude (orage de chaleur), ou par la rencontre subite d’air chaud humide avec un front froid important (orages frontaux). Ce phénomène provoque de puissants courants aériens. Des courants ascendants montent jusqu’à 10 000 m.

Le refroidissement de l’air provoque la condensation. Les précipitations sont formées par les cristaux de glace et les gouttes d’eau en surfusion. Les échanges (cristaux de glace, gouttes d’eau, ...) engendrent des champs électriques de 3500V par m. Les nuages constituent donc de véritables générateurs électriques.

Les différences de potentiel entre la terre et ces nuages provoquent des décharges électriques ; les éclairs. Puis les nuages recommencent à se charger. La pression rapidement croissante au coeur de l’éclair, créée une onde de choc ; le tonnerre.

On peut estimer la distance à laquelle a lieu un éclair en comptant le temps écoulé entre l’éclair et le coup de tonnerre sachant que la vitesse de propagation du son est de 330 m/s.

Les orages de chaleur sont des phénomènes locaux. La montée de l’air chaud humide est favorisée par les courants ascendants, surtout sur les versants des montagnes. Ces orages n’annoncent pas une dégradation du temps mais un refroidissement souvent transitoire. On peut par contre s’attendre parfois à un autre orage de chaleur le même jour.

Les orages frontaux se produisent lorsqu’un front froid pénètre sur le continent en même temps que l’air chaud. L’air chaud, réchauffé par la haute pression et chargé de vapeur d’eau (évaporation), est poussé par le front froid. Ce qui montre le temps oppressant avant l’orage. Ces orages couvrent souvent des centaines de km et sont accompagnés l’hiver de fortes chutes de neige.

N° de tél. METEO FRANCE :

08 36 68 02 + n° du département concerné

Les cirrus :

Apparence :

Formations très diverses, visibles dans le ciel bleu, délicatement plumeuses ou en voiles importants. Ils peuvent rester inaperçus car le temps reste beau et ensoleillé.

Altitude :

environ 6 000 m en Europe jusqu’à 10 000 m

nuage de haute altitude avec les cirro-cumulus et les cirro-stratus.

Constitution et importance :

Cristaux de glace, ils donnent des indications sur les mouvements atmpsphériques dans les hautes couches de la troposphère. Ils révèlent la montée d’air humide dont la vapeur d’eau s’est condensée en aiguilles de glace.

Ils indiquent la direction des vents de haute altitude

Ils précèdent généralement un front chaud

La venue d’air froid est également précédée par des cirrus, mais ceux-ci sont fréquemment accompagnés de cumulus plus rapides situés plus bas

Température : < à - 40°C

Prévisions :

Toute accumulation de cirrus en une couche de cirro-stratus signifie l’approche plus ou moins rapide d’un front chaud, accompagné de cumulus en une épaisse couche horizontale, signe de la venue d’air froid du nord ou du nord ouest.

Les cumulus :

Apparence :

Lorsqu’un orage s’annonce, il se forme dans le ciel des cumulus. Ils démarrent par de petite balles nuageuses qui grossissent pour donner de puissants nuages très épais.

Quelques fois, on observe l’été, des cumulus de beau temps. Ils disparaissent très vite et se forment également lors de l’arrivée d’air froid dans un zone d’air chaud stationnaire.

Ce qui provoque de puissants courants ascendants.

Altitude :

Développement en hauteur

6 000, 8 000, et 10 000 m

Constitution et importance :

La structure de ces nuages est typique à leur sommet, ils forment des " tours ", des " coupoles ", ou des " mamelons " d’un blanc éclatant.

En revanche, gris et assez foncés à leur base. C’est la zone de condensation où se forment les précipitations.

Les cumulus évoluent très rapidement ; généralement 5 à 20 min.

On les observe à différentes altitudes, à savoir :

Il est fortement déconseillé de s’engager en canyon sous un ciel perturbé. Si les cumulus apparaissent avant 10 h 30 - 11 h, et que ceux ci se développent ==> MEFIANCE

Si vers 12 h - 13 h, les cumulus sont insistants, congestionnés, il faut renoncer, l’orage est imminent.

Prévisions :

Les petits cumulus matinaux qui se dispersent rapidement sont le signe de beau temps, anticyclones d’été. Les cumulus épais et bien établis peuvent amener l’orage.

Cirro-cumulus : cumulus de haute altitude, > à 6 000 m

Petits nuages blancs pommelés, constitués de cristaux de glaces.

Alto-cumulus : cumulus de moyenne altitude, 2 000 à 6 000 m.

Appelés " moutons ", ils forment des rouleaux et des balles plus ou moins effilochés.

Cumulo-nimbus : cumulus de moyenne altitude, 1 000 à 5 000 m.

Ils créent de grandes colonnes et sont formés par des gouttes d’eau et des cristaux de glace. Ils annoncent des averses de grésil et de grêle, ainsi que des rafales de vent.

Strato-cumulus : cumulus de basse altitude, < à 2 000 m.

Ils constituent des rouleaux séparés par des sillons, de couleur grise ou blanc sale avec des zones plus foncées.

Les stratus :

Apparence :

Faciles à observer lors d’arrivée d’air chaud dans une zone ou persiste encore une masse d’air froid. Le ciel pâlit, le soleil peut s’entourer d’un halo. Quelques heures après, le voile de nuages s’épaissit et devient gris. Le lendemain, le soleil est caché par un ciel couvert de nuages gris et plats.

Certains stratus, filamenteux et sillonnés, présentent des zones minces qui permettent au soleil de passer au travers.

Pendant et après les précipitations, il se forme souvent des traînées nuageuses près du sol.

Les stratus apparaissent également avec les brumes basses ou d’altitude.

Altitude : 1000 à 6 000 m.

Constitution et importance :

La stratification des stratus est horizontale et extrêmement stable. L’air chaud montant devient plus froid, et le rayonnement de la chaleur par le surface terrestre provoque un fort refroidissement de l’atmosphère. Il y a condensation de la vapeur d’eau, donc formation de nuages.

Les stratus annoncent surtout les perturbations venant de l’ouest.

On les observe dans trois étages principaux de la troposphère :

Cirro-stratus : stratus de haute altitude > à 6 000 m.

Voiles nuageux, délicats et blancs, souvent filamenteux. Constitués de cristaux de glace. Provoquent les halos.

Alto-stratus : stratus de moyenne altitude, 2 000 à 6 000 m.

Ennuagement gris et souvent bleuâtre. Structures indéfinies et sillonnées.

Nimbo-stratus : stratus de basse altitude, < à 2 000 m.

Nébulosités grise foncées apportant de la pluie en été et de la neige en hiver.

On parle de voile de stratus quand ils forment une couche épaisse accompagnée de brumes basses ou d’altitude.

Prévisions :

Les stratus sont importants pour les prévisions. Si les cirrus se présentent à l’ouest, c’est le signe d’une perturbation. L’apparition de cirro-stratus, l’abaissement de la couche de nuages et la transformation des nébulosités en altostratus permettent de prévoir le mauvais temps, au plus tard, pour le lendemain.

La Géologie

Quelques roches connues :

Le grès : Roche détritique (sédimentaire) formée de grains de nature variable (quartz, feldspath, calcaire, etc. ...) agglomérés par un ciment siliceux

Le granite : Roche cristalline, métamorphique, composée de quartz, de feldspath et de micas répartis uniformément. De densité élevée, le granite constitue le soubassement de tous les continents.

Le calcaire : Roche essentiellement constituée de carbonate de calcium. Les roches calcaires constituent une grande partie des roches sédimentaires et sont dues à l’activité des êtres vivants, qui provoquent la précipitation du carbonate de calcium contenu dans leur milieu

Le schiste : Roche sédimentaire de structure feuilletée, provenant de la transformation des argiles par déshydratation et actions de pressions orientées.

Le gneiss : Roche métamorphique de même composition minéralogique que le granite, constituée de lits parallèles de quartz, de feldspath et de micas.

Le basalte : Roche éruptive compacte, très dure, formée d’un agrégat de petits cristaux de feldspath, de pyroxène, et d’olivine noyées dans un verre noir.

L’argile : Terre onctueuse, dite aussi terre glaise, terre de potier, constituée essentiellement de très petite particule de silicate d’aluminium hydraté, et qui, se transforme en une pâte imperméable et plastique susceptible de durcir à la cuisson.

Le cycle des roches :

l’énergie solaire provoque l’évaporation de l’eau. La vapeur s’élève et se condense en nuages
L’eau des nuages est précipitée en pluie (ou en neige)
Les roches sont érodées par l’eau. Les rivières transportent les sédiments vers la mer.
Les cours d’eau déposent les sédiments sous forme d’alluvions dans les plaines, lacs ou les mers. Ils deviendront des argiles ou d’autres produits détritiques.
Les sédiments s’accumulent en strates. Les couches inférieures sont comprimées, la pression les transforme en roches sédimentaires.
Les couches sédimentaires les plus profondes sont converties en roches métamorphiques sous l’effet de la pression et de la chaleur.
Du magma volcanique (en provenance de l’asthénosphère) remonte vers la surface. Une partie du magma se solidifie en roches magmatiques intrusives dans les failles et les poches souterraines.
Une autre partie du magma parvient en surface par des fissures et des cheminées volcaniques. Elle s’épanche en laves et en couche de roches magmatiques extrusives.
Certaines poches de roches magmatiques s’enfoncent sous le poids des sédiments jusqu'à se métamorphoser sous l’effet de la pression et de la température.
L’action des plaques tectoniques ou de certains événement géologiques importants remonte les couches profondes.
Celles-ci sont à leur tour soumises à l’érosion : le cycle de formation des roches se perpétue.

Les temps géologiques :

Eres
Périodes
Epoques
Débuts

(en millions d’années)

Cénozoïque
Quaternaire
Holocène
0.01

Pléistocène
1.6

Pliocène
5.3

Tertiaire
Miocène
23

Oligocène
34

Eocène
53

Paléocène
65


Mésozoïque

Secondaire
Crétacé
135

Jurassique *
205

Trias
250


Paléozoïque

Primaire
Carbonifère
355

Dévonien
410

Silurien
438

Ordovicien
510

Cambrien
570

Précambrien
4600

*Le jurassique : est caractérisé par la scission du Gondwana en un contient africano-brésilien et un contient indo-malais et par le développement des vertébrés.

Les Alpes, relativement récentes, ont été soulevées lors de la collision de plaques tectoniques continentales (poussée de la péninsules italienne par la plaque africaine contre l’Europe), il y a entre 25 et 50 millions d’années.

Age de la terre : 4 000 millions d’années

Age des océans : 200 millions d’années

Les roches magmatiques :

Le magma est composé d’oxydes minéraux, qui sont à base d’oxygène et de silicates.

Lors de leurs refroidissement, oxydes et silicates se combinent en minéraux dont les propriétés dépendent de la température et de la pression qui existaient à leur formation.

Les roches magmatiques extrusives (les basaltes .......) proviennent des laves épanchées en surface.

Les roches magmatiques intrusives (granites, diorites .......) sont des laves cristallisées en profondeur.

Les roches sédimentaires :

Plus de 75 % des roches sédimentaires sont dites clastiques ou détritiques. Leurs particules constituantes proviennent de l’érosion des roches antérieures. Toutes les roches sont soumises à l’érosion. Les particules détachées sont transportées par l’eau, la glace, ou le vent, sont déposées au fond des lacs et des océans et rejoignent ainsi les couches de sédiments en formation. Les sédiments sont tassés par les apports successifs de matière. Ils se solidifient et se transforment en grès et autres argiles.

Les autres roches sédimentaires, 25 % du total, sont formées de matériaux chimiques ou organiques qui se dissolvent dans l’eau des rivières. Celles-ci se chargent d’ions qu’elles transportent jusqu’aux océans. Quand l’eau parvient à saturation, les ions se transforment en roche par précipitation et leurs dépôts tapissent les fonds océaniques. Le carbonate de calcium (CaCO3) qui compose les calcaires, est produit de la sorte.

Les ions sont souvent interceptés avant d’atteindre le plancher océanique. Nombre d’organisme marins bâtissent leur coquille en prélevant ainsi le carbonate de calcium. Toutefois, ce détournement n’est qu’un aspect dilatoire du processus, puisque les coquilles sombrent après la mort des organismes et rejoignent les couches sédimentaires en cours de formation. Certains calcaires tels que la craie correspondent à des cimetières. Il existe des organismes qui construisent leur coquille avec des oxydes de silicium (SiO2) et qui donnent ainsi naissance à des sédiments siliceux comme, par exemple, le silex.

Les roches métamorphiques :

Lorsque des roches sédimentaires ou volcaniques sont soumises à certaines conditions de température et de pression, leur structure interne, voire leur composition minérale, se transforme. Des eaux infiltrées peuvent accélérer et renforcer ce processus.

Ces conditions thermiques et mécaniques sont une des particularités des frontières de plaques lithosphériques : elles sont inhérentes aux subductions, aux frottements inter plaques et aux collisions intercontinentales. Les niveaux de températures et de pression permettent d’établir un gradient du métamorphique.

Les cristaux générés par le métamorphisme peuvent former des bandes et des alignements. Cette foliation, parfois invisible, s’exprime toutefois par la manière dont la roche se brise. Ainsi, l’ardoise se sépare facilement en minces feuilles dans le sens de la foliation. Certaines roches métamorphiques ne sont pas foliées, comme le marbre, calcaire recristallisé, et le quartzite, dérivé du grès.

Bibliographie, ouvrages de référence :

Manuel technique de descente de canyon, édition 1999 - EFC - FFS
Canyons méditerranéens - Bernard BARBIER et Bernard RANC
Canyons du Vercors
Guide de la météorologie par Günther D. ROTH et Alain GILLOT PETRE
Echo n°1 MUR MUR
Encyclopédies HACHETTE et GUINNESS
Premiers secours par A. BRISSET
et tous les documents fournis par l’EFC pendant le stage

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